Google+ Classicae - Verdi, Nabucco
Vous êtes ici... /Nabucco, Verdi

Nabucco, Verdi

Orchestre de L'Opéra de Berlin, Giuseppe Sinopoli, Philharmonia Orchestra, Riccardo Muti

Giuseppe Verdi, Nabucco

L'Opéra

Giuseppe Verdi, Nabucco, opéra en 4 actes

Composition

  • 1836
  • Musique: Giuseppe Verdi
  • Livret: Témistocle Solera

Création

  • 9 mars 1842, Theatro a la Scala di Milano

Verdi, Nabucco

Solera avait emprunté des éléments de son drame, Nabucco à une pièce jouée en 1836 au Théâtre de l'Ambigu à Paris, Nabuchodonosor, de Francis Cornue et Anicet Bourgeois, connue en Italie, notamment à travers un argument de ballet. Procédé peu élégant? Tradition italienne en tout cas. Néanmoins, le livret présente de grandes qualités de style; sa vigueur est concentrée, l'action avance rapidement. Elle débute en l'an 586 avant Jésus-Christ et nous transporte dans les temps bibliques. Sur le champ de bataille perpétuel du «Croissant fertile» antique que les événements de notre fin de siècle semblent perpétuer, la figure de Nabuchodonosor (forme latinisée de «Nabuchodonosor») s'est inscrite pour un règne guerrier de regno, le moindre prédécesseur. Père sans épouse, son bref duo avec Fenena et sa violente altercation avec Abigaïlle le campe déjà dans un schéma dramatique que relaieront en l'approfondissant Rigoletto, Amonasro ou Boccanegra. C'est aussi le mordant d'Abigaïlle qu'on lui demande: la figure terrible d'un père souffrant et fou, puni et sauvé par une prise en main personnelle de son destin (tout le contraire de la rédemption wagnérienne...). Giorgio Ronconi avait 32 ans quand il a créé Nabucco. Il faut donc imaginer un franc et jeune guerrier plutôt qu'un vieillard toujours vert. En 1842, il était déjà le meilleur Barbier de sa génération et excellait dans les rôles puissants du répertoire comme le Belisario de Donizetti (encore un de ces opéras sans ténor amoureux et central) ou l'Ashton de Lucia. Ses prouesses vocales ont été souvent fortement applaudies mais parfois jugées comme modestes; ses aigus étaient très projetés et le public admirera bientôt sa capacité de composer des personnages aussi différents que le Charles Quint d'Ernani et le Malatesta du Don Paquale de Donizetti.

La composition de Nabucco s'inscrit dans la période la plus sombre de la vie de Verdi marquée par une tragique série de deuils successifs (voir l'introduction d'Un giorno di regno).C'est Bartolomeo Merelli, l'imprésario de la Scala qui, l'assurant de sa confiance, lui a confié un livret manuscrit.

«Une fois à la maison, j'ai jeté d'un geste violent le manuscrit sur la table, et je me suis arrêté net. Dans sa chute, le manuscrit s'était ouvert; sans que je sache comment, mes yeux tombent sur la page qui s'étalait devant moi et je lis les vers: "Va pensiero, sull'ali dorate... Je jette un coup d'œil sur la suite et je suis fortement impressionné particulièrement parce qu'il s'agit là de la paraphrase d'un passage de la Bible que j'ai toujours aimé lire. J'ai lu un passage et encore un autre. Alors, résolu dans ma détermination de ne plus écrire de musique, je fais un grand effort de volonté, je m'oblige à refermer le manuscrit et je vais me coucher!...» (Giuseppe Verdi)

La suite de l'histoire peut aisément se deviner. Même si l'on tient compte du fait qu'en 1879, les souvenirs de Verdi se sont peut-être coulés dans un récit quelque peu romancé, le désarroi du compositeur en 1841 est grand et l'on comprend mieux le choix d'un sujet austère et grandiose, «porteur» dans sa foi solide, plutôt que le travail autour d'un drame psychologiquement plus éprouvant, d'où une certaine réserve qui pourrait être assimilée à une sorte de puritanisme dont Verdi ne sera heureusement pas coutumier. L'ouvrage terminé, tout n'était pas gagné. Le processus de composition avait été lent et douloureux (Verdi n'a jamais eu la facilité de plume d'un Rossini ou d'un Donizetti) et Merelli rechigna à monter l'opéra pour la saison de Carnaval 1842, comme il l'avait promis. Il eut la clairvoyance de ne pas se braquer devant la lettre rageuse que Verdi lui écrivit alors et fit le maximum pour créer Nabucco à l'époque initialement prévue avec une bonne distribution et dans des décors et costumes décents (récupérés dans les magasins de la Scala mais astucieusement rafraîchis). La musique frappa, et bien avant la première, le public savait par les bruits de coulisses que l'ouvrage allait être nouveau et exceptionnel. Le succès fut immédiat. On le donna partout en Europe et en Amérique. Donizetti, admirateur de son jeune confrère, supervisa la production viennoise.

En Angleterre, où la loi empêchait les représentations de sujets bibliques, on tourna la difficulté en transformant les Juifs en exilés babyloniens et Nabucco en Nino, roi d'Assyrie créé en 1846...«Avec cet opéra, on peut dire que ma carrière artistique a vraiment débuté. Et malgré les difficultés, Nabucco était né sous une bonne étoile. Car même ce qui aurait pu défavoriser l'ouvrage, tourna à son avantage.»La collaboration avec Temistocle Solera, déjà son librettiste pour Oberto fut fructueuse et devait donner naissance à trois ouvrages ultérieurs, autres grands drames historiques.Outre Nabuchodonosor (titre original du livret et de l'opéra), il écrivit les vers des Lombards, de Jeanne d'Arc et d'Attila.Pourtant, cette association faillit tourner court car Verdi, soucieux de cohérence dramatique, se refusait à mettre en musique le conventionnel duo amoureux entre Fenena et Ismaël prévu par Solen comme finale du troisième acte. Bien qu'il finît par admettre, selon la suggestion de Verdi, qu'une grande prophétie de Zacharie y eût trouvé sa pleine justification, il n'était pas prêt à la rédiger. Le jeune compositeur lui plaça la Bible entre les mains, ferma à clé la porte de la pièce où ils se trouvaient et empêcha toute sortie avant d'avoir le poème désiré. Solera, furieux, s'exécuta et rédigea le texte en un quart d'heure... du moins est-ce là la légende attachée à cet épisode.

Nabucco, L'Histoire

Acte I: Jérusalem

Intérieur du Temple de Salomon Jérusalem est assaillie par Nabuchodonosor et ses troupes. Les Hébreux, les Lévites et les Vierges implorent l'aide de Jéhovah pour que le Temple soit épargné. Le Grand-Prêtre Zaccaria arrive et exhorte le peuple au courage. Il a amené avec lui Fenena, la fille de Nabuchodonosor, qu'il garde en otage. Mais survient Ismaël, neveu du roi de Jérusalem, qui annonce que rien ne semble pouvoir arrêter Nabuchodonosor et ses guerriers. Zaccaria lui confie alors la garde de Fenena et entraîne le peuple hébreu pour défendre la ville et le Temple.Restés seuls, Fenena et Ismaël se redisent leur amour: ils se sont connus à Babylone, quand Ismaël, s'y étant rendu comme ambassadeur, y avait été jeté en prison et n'avait dû de pouvoir s'évader qu'à l'aide de Fenena. A son tour, il compte bien libérer la jeune princesse et s'enfuir avec elle. Mais leur tête à tête est interrompu par l'irruption de quelques guerriers babyloniens à la tête desquels se trouve Abigaïlle, la fille de Nabuchodonosor, et donc la sœur de Fenena. Elle commence par menacer les deux amants de mort puis, avouant son amour au jeune prince, elle lui offre de le sauver, et avec lui tout le peuple hébreu, si Ismaël consent à l'aimer. Mais celui-ci refuse. Les Hébreux, terrorisés par la puissance et la violence des envahisseurs, refluent en désordre et viennent à nouveau chercher refuge dans le Temple, poursuivis par Nabuchodonosor et ses troupes. Et le voici justement qui apparaît, à cheval, à l'entrée du Temple, le terrible roi de Babylone. Zaccaria se dresse alors devant lui et menace de tuer sa fille Fenena s'il ose profaner le lieu sacré. Nabuchodonosor feint un instant de céder au Grand-Prêtre et descend de cheval, mais c'est pour aussitôt se moquer du Dieu des Hébreux et blasphémer dans le Temple même. Zaccaria lève alors son poignard sur Fenena ... mais, coup de théâtre, Ismaël se précipite, retient le bras du Grand-Prêtre, et délivre la jeune fille qui court se réfugier dans les bras de son père. Nabuchodonosor, avec une joie féroce, peut alors laisser libre cours à sa fureur: il ordonne le saccage du Temple et le massacre des Hébreux. Zaccaria maudit Ismaël qui a trahi ses frères.

Acte II: L'impie.

Dans les appartements du Palais Royal de Babylone.

Abigaïlle est parvenue à s'emparer du document qui atteste sa véritable origine: en réalité, elle n'est pas la fille aînée de Nabuchodonosor mais fille d'esclave.

Sans se lasser affliger par cette terrible révélation, elle n'en conçoit que plus de haine pour Fenena, et pour Nabuchodonosor à présent, qui l'a éloignée du champ de bataille et a confié la régence à Fenena précisément, sa «sœur» haïe. Le Grand-Prêtre de Baal fait irruption à cet in dans un état de grande agitation: il rapporte à Abigaïlle que Fenena est en train de libérer les Hébreux. Abigaïlle voit dans cette décision une opportunité pour s'élever contre la régente et s'emparer du pouvoir d'autant que le Grand-Prêtre de Baal s'offre aider: il a déjà fait courir le bruit que le roi Nabuchodonosor était mort au combat; il ne reste plus à Abigaïlle qu'à se lever pour saisir le pouvoir. Dans une salle du Palais, Zaccaria, accompagné de soldats Lévites qui portent les Tables de la Loi, élève une prière à Dieu et se dirige vers les appartements de Fenena dans le dessein de la convertir à la foi israélite. Après son départ, les Lévites se rassemblent et prennent à Ismaël qu'ils accusent de trahison. Zaccaria revient bientôt et annonce qu'Ismaël pas trahi puisqu'il a sauvé une juive: Fenena convertie. Mais Abigaïlle fait irruption à cet instant avec ses partisans et réclame la couronne «sœur», c'est alors qu'apparaît, fort à propos Nabuchodonosor, qu'on avait prétendu mort! Lui qui saisit la couronne en menaçant tout le mo jusqu'aux dieux de Babylone, ordonnant à son peuple de n'adorer qu'un seul Dieu... lui! Fenena apprend alors à son père qu'elle est devenue israélite. Au comble de la fureur, il ordonne à sa fille de se prosterner de le reconnaître comme dieu. Mais le tonnerre gronde, la foudre le frappe à la tête: aspiré par la  folie, Nabuchodonosor voit sa couronne rouler à terre. Il délire. Abigaïlle se précipite et s'empare couronne.

Acte III: La prophétie.

Dans les jardins suspendus de Babylone Abigaïlle est à présent sur le trône, soutenue par les Grands de Babylone, la nomenklatura du régime Grand Prêtre de Baal lui présente la sentence de pour tous les prisonniers hébreux et pour Fenena convertie, les a rejoints. Elle feint d'hésiter q apparaît Nabuchodonosor lui-même, l'esprit troublé Abigaïlle demande à ses fidèles de se retirer et seule avec le roi fou. Elle lui demande alors de s' l'arrêt de mort. Nabuchodonosor hésite; Abigaïle moque de sa faiblesse et obtient ainsi sa signature. Mais le malheureux réalise soudain qu'il vient de condamner sa propre fille. Il veut se reprendre. Trop tard. Abigaïlle triomphe. Horrifié, il la traite clave et veut lui révéler le honteux secret de sa naissance. Mais il cherche en vain le document attes des origines d'Abigaïlle : celle-ci l'avait volé à t et elle le détruit à présent devant les yeux impuissants du roi, épouvanté. Et pour parachever son entre Abigaïlle fait arrêter Nabuchodonosor par ses gardes insensible à ses supplications désespérées de père à tout abandonner pour sauver la vie de sa Fenena.Sur les rives de l'EuphrateLes Hébreux, enchaînés, sont contraints au travail forcé. Leur pensée volant sur les ailes dorées de la nostalgie, ils évoquent la terre natale dans une triste complainte. Mais Zaccaria s'élève contre ce défaitisme et, dans une vision prophétique inspirée, il insuffle courage à son peuple en prédisant la chute et la destruction de Babylone.

Acte IV: L'idole brisée.

Dans un appartement du Palais.

S'éveillant d'un cauchemar, Nabuchodonosor réclame son épée et son cheval pour partir à l'assaut de Sion. Il croit entendre des cris de guerre mais s'aperçoit soudain que c'est le cortège qui conduit sa fille à la mort. Secoué de désespoir, il implore le Dieu des Hébreux, jurant même de reconstruire le Temple détruit. Puis il se jette sur la porte, tentant de la forcer... C'est à cet instant qu'arrive, pour le délivrer, Abdalllo, un vieil officier, accompagné de soldats fidèles  fidèles au roi. Ils s'élancent tous pour aller sauver Fenena.

Dans les jardins suspendus.

On amène Fenena et les Hébreux pour les exécuter. Zaccaria exhorte la jeune princesse à conquérir la palme du martyre. Celle-ci s'y prépare dans une dernière prière... quand Nabuchodonosor et sa suite font irruption et arrêtent le sacrifice. Nabuchodonosor ordonne même de détruire l'idole de Baal mais celle-ci se brise d'elle-même sous l'effet d'un prodige surnaturel. Nabuchodonosor libère alors les Hébreux, les invite à regagner leur patrie et à élever un nouveau Temple à la gloire de Jéhovah, seul vrai Dieu, qu'il invite tout son peuple à adorer.Abigaïlle, soutenue par deux guerriers, arrive alors, exsangue: elle s'est empoisonnée et, reconnaissant ses crimes, elle implore le pardon de Dieu avant de mourir. Zaccaria prédit à Nabuchodonosor la gloire au service de Jéhovah.

Regards...

Sinfonia

Jérusalem! La terre sainte, au saint des saints le temple de Salomon, comme cadre du premier acte! L'action nous conduira ensuite en terre païenne, à Babylone, pour les trois autres volets de ce geste biblique. Dans l'analyse qui suit, considérons comme synonymes Assyrie et Chaldée. Le livret met en scène, l'empire «assyririen qui, selon notre découpage actuel de l'histoire s'achève avec la chute de Ninive en 612 (sous coups conjugués des Mèdes et des... Babyloniens bien que l'action se déroule quelques années tard. La Chaldée est la région de la Mésopotamie entourant Babylone. Comme dans l'ouverture d'Un Giorno di regno, Verdi écrit une page orchestrale introductive alimentée en grande partie par les thèmes du drame qui va suivre mais dans une esthétique moins nettement rossinienne.

Le compositeur fixe d'abord le décor biblique par un majestueux ensemble de trombones, andante, bien structuré en quatre segments, dans une nuance douce confère à cette entrée en matière le ton d'une lointaine légende. Un fracassant tutti éclate quelques accords renforcés par les gammes rapides des cordes que nous réentendrons à la du fin premier tableau sous les paroles de Zacharie, grand prêtre juif. Les trombones reprennent noblement la fin de leur phrase sereine et musique installe alors un suspense par une ten des violons. Les violoncelles et les basses déroulent des fragments de gamme qui s'arrêt brusquement avant de trouver leur cadence naturelle. La séquence suivante expose dans un aile staccato et sotto voce (chuchoté), mais explosant de quelques éclats menaçants, le chœur de vengeance que les Hébreux adresseront au traître Ismaël au deuxième acte, «Il maledeto». Il se dissout dans un mouvement plus lent sans réellement se terminer et chante ici la page la plus célèbre de la partition, «Va pensiero», le chœur des esclaves hébreux, encore privé de la grandeur unanimiste de son écriture vocale (car c'est le hautbois et la clarinette qui en font découvrir le profil ainsi étriqué) suivis par les flonflons de l'orchestre. Le retour du thème de malédiction déjà entendu anime la flamme de la musique et, dans le même mouvement, embraye sur la musique du chœur 'nerveux par lequel les prêtres babyloniens presseront Abigaïlle de prendre la couronne.

Conservant le même tempo, un contraste dynamique important nous présente le thème de malédiction, haletant, des Juifs que l'on trouvera en situation dans le finale du premier acte. Un surplace de l'orchestre introduit aux flûtes un nouvel élément plus «canaille» qu’Abigaile utilisera pour moquer son père au troisième acte.

Retour du thème des prêtres babyloniens, du chœur vengeur des Hébreux et, en coda accélérée, de la malédiction adressée à Ismaël dans une orchestration vigoureuse et brillante. Sans montrer de réel développement musical (il s'agit davantage d'un pot-pourri), cette ouverture forme un portique solide, animé par un mouvement d'accélération général, et joue un rôle identique à celui du générique d'un film d'aventures épiques.

Interprétation

Giuseppe Sinopoli

  • Nabucco, Piero Cappuccilli
  • Ismaele, Placido Domingo
  • Zaccaria, Evgeny Nesterenko
  • Abigaille, Ghena Dimitrova
  • Fenena, Lucia Valentini Terrani
  • Anna, Lucia Popp
  • Il Grande Sacerdoce, Kurt Rydl
  • Abdallo, Volker Horn
  • Choeurs et Orchestre de L'Opéra de Berlin

Riccardo Muti

  • Nabucco, Matteo Manugerra
  • Ismaele, Veriano Lucchetti
  • Zaccharia, Nicolaï Ghiaurov
  • Abigaille, Renata Scotto
  • Fenena, Elena Obraztsova
  • Anna, Anne Collins
  • Il Grande Sacerdoce, Robert Llyod
  • Abdallo, Kenneth Edwards,
  • Philharmonia Orchestra and Chorus
  • Ouverture
  • Acte I, Gli arredi festivi...
  • Acte III, Va pensiero sull'ali dorate...
  • Acte IV, Dio di giuda
  • Acte I
  • Acte II
  • Acte III
  • Acte IV
Compositeur

Verdi, Giuseppe

Verdi, Giuseppe
Interprètes

Nicolai Ghiaurov

Nicolai Ghiaurov

Ghena Dimitrova

Ghena Dimitrova

Plàcido Domingo

Plàcido Domingo

Piero Cappuccilli

Piero Cappuccilli

Giuseppe Sinopoli

Giuseppe Sinopoli

Elena Obraztsova

Elena Obraztsova

Renata Scotto

Renata Scotto

Riccardo Muti

Riccardo Muti
Ecouter...
Ouverture - Riccardo Muti
Acte I - Gli arredi festivi...
Acte III - Va pensiero sull'ali dorate...
Acte IV - Dio di giuda
Nabucco - Acte I - Giuseppe Sinopoli
Nabucco - Acte II - Giuseppe Sinopoli
Nabucco - Acte III - Giuseppe Sinopoli
Nabucco - Acte IV - Giuseppe Sinopoli
Acte I, Riccardo Muti
Acte II, Riccardo Muti
Acte III, Riccardo Muti
Acte IV, Riccardo Muti
    
    Contact | Designed by Digital Kingdom